Sport

Comment enfin prendre plaisir à courir (grâce à la zone 2)

Si vous détestez courir, c'est sûrement que vous courez trop vite. La zone 2, l'endurance à basse intensité, change tout. Voici comment vous y mettre.

Andy Poiron, coach et fondateur d'A.WAY
Andy Poiron ·5 min de lecture
Courir en zone 2 pour progresser sans se cramer, expliqué par le studio de coaching A.WAY à Quetigny, près de Dijon.

À cette période de l’année, beaucoup de gens ressortent leurs baskets avec les meilleures intentions. Et c’est très bien : bouger, c’est toujours une bonne idée. Le problème, c’est la méthode.

La plupart des débutants attaquent leur première sortie comme un 5 km chronométré : pas d’échauffement, pas de gestion de l’effort, tout à fond. Résultat : essoufflement, genoux et tibias qui tirent, et cette conclusion expéditive : « je déteste courir ». Forcément.

C’est là qu’intervient la course en zone 2, à la fréquence cardiaque. Celle qui vous réconcilie avec la course.

Pourquoi vous courez probablement trop vite

La plupart des gens croient courir tranquillement, mais s’entraînent en réalité trop dur. Parce que « tranquille » est subjectif. Le fameux test de la conversation aide, mais il n’est pas fiable : on peut discuter tout en travaillant bien plus fort que nécessaire.

Un cardiofréquencemètre, lui, ne ment pas. Il vous donne un chiffre concret, et c’est ce chiffre qui doit guider vos sorties faciles.

C’est quoi, la zone 2 ?

La zone 2 est une plage de fréquence cardiaque qui sollicite votre système aérobie, la base de l’endurance. Elle correspond en général à 60 à 70 % de votre fréquence cardiaque maximale, avec des variations selon l’âge, le niveau et la méthode de calcul.

Concrètement, si votre fréquence max tourne autour de 190, votre zone 2 se situe probablement entre 114 et 133 battements par minute. En travaillant là, vous entraînez votre corps à mieux utiliser les graisses comme carburant, vous améliorez votre endurance et votre capacité aérobie (San-Millán & Brooks, 2018). Vous construisez le moteur qui vous fera tenir plus longtemps, récupérer plus vite et éviter les blessures.

Comment rester vraiment en zone 2

  • Allez-y progressivement. N’attaquez pas direct en zone 2. Commencez très lentement, marchez même les 3 à 5 premières minutes, puis montez doucement en surveillant votre fréquence.
  • Ne restez pas tout en haut. Ce n’est pas parce que votre zone 2 plafonne à 140 qu’il faut y coller. Visez plutôt le milieu de la plage : c’est plus tenable et votre corps s’adapte mieux.
  • Servez-vous de votre allure comme repère. Une fois calé, notez votre allure (par exemple 6 min 45 au kilomètre). Elle devient votre allure de référence pour les prochaines sorties, en gardant en tête que le terrain, la chaleur ou la fatigue peuvent la faire varier.

Oui, vous allez courir lentement (et c’est le but)

Courir en zone 2 peut sembler monotone. Vous vous ferez doubler par des poussettes, des chiens, peut-être des escargots. C’est normal, et c’est même le principe.

Vous construisez votre base. Vous devenez plus solide. Et bientôt, votre allure « lente » va s’accélérer tout en restant facile. C’est toute la beauté du développement aérobie : la patience paie, comme partout, la constance bat l’intensité.

Et le fractionné, alors ?

Il y a bien un moment pour aller vite, mais ce n’est pas pendant vos sorties en zone 2. Une séance de fractionné par semaine suffit, où seul l’effort compte, pas la fréquence cardiaque.

Type de sortieIntensitéÀ quoi ça sertFréquence
Sortie zone 2basse, confortablebase aérobie, endurance, récupération2 à 3 fois par semaine
Fractionnéélevée, à l’effortvitesse, puissance1 fois par semaine

Un exemple de fractionné simple : 10 min d’échauffement en zone 2, puis 5 fois (1 min dur / 2 min footing facile), puis 10 min de récupération. Le footing de récupération ne sera pas en zone 2, et c’est voulu : vous apprenez à faire redescendre votre cœur tout en restant en mouvement.

Chez A.WAY, on vous apprend à doser l’effort

Courir plus vite en se faisant moins mal, ça s’apprend. À Quetigny, près de Dijon, on aide chacun à trouver ses zones, à structurer ses semaines entre endurance et intensité, et à progresser sans se blesser. Parce que le bon dosage de l’effort compte autant que le choix entre HIIT et musculation.

Le premier pas, c’est un bilan offert : on fait le point sur votre niveau, vos objectifs de course et votre mode de vie, et on construit un plan tenable qui vous fera enfin aimer courir.

Sources et références

Les principes de cet article s’appuient sur l’expérience de l’accompagnement A.WAY à Quetigny et sur des travaux de recherche en physiologie de l’endurance :

  • Seiler, S. (2010). What is best practice for training intensity and duration distribution in endurance athletes ? International Journal of Sports Physiology and Performance, 5(3), 276-291. Intérêt d’un fort volume à basse intensité.
  • San-Millán, I., & Brooks, G. A. (2018). Assessment of metabolic flexibility by means of measuring blood lactate, fat, and carbohydrate oxidation responses to exercise. Sports Medicine, 48(2), 467-479. Rôle de l’entraînement à basse intensité sur l’oxydation des graisses.
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Questions fréquentes

C'est quoi la zone 2 en course à pied ?

La zone 2 est une plage de fréquence cardiaque basse, souvent 60 à 70 % de la fréquence maximale, qui sollicite votre système aérobie. C'est l'allure où vous construisez votre endurance de fond : lente, confortable, tenable longtemps.

À quelle fréquence cardiaque courir en zone 2 ?

Cela dépend de votre fréquence cardiaque maximale. Pour une FC max autour de 190, la zone 2 se situe souvent entre 114 et 133 battements par minute. Le plus fiable reste un cardiofréquencemètre : le simple test de la conversation sous-estime souvent l'intensité réelle.

Pourquoi courir lentement rend-il plus rapide ?

Courir lentement en zone 2 entraîne votre corps à mieux utiliser les graisses comme carburant, développe votre capacité aérobie et votre endurance. Au fil des semaines, votre allure facile s'accélère tout en restant confortable : c'est la base qui rend les efforts rapides possibles.

A.WAY · Quetigny, près de Dijon

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Andy Poiron, fondateur et coach d'A.WAY à Quetigny
Écrit par

Andy Poiron

Fondateur et coach, A.WAY Quetigny

Andy a fondé A.WAY à Quetigny en 2012, le plus ancien studio de coaching de la métropole dijonnaise. Coach sport et nutrition, il accompagne particuliers, sportifs et dirigeants vers une transformation durable, autour de quatre piliers : entraînement, nutrition, sommeil et gestion du stress.

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